Il pleut averse je suis derrière la vitre ;Le ciel est gris, j’écris un nouveau chapitre.Dehors, le vent glacial de l’hiverSecoue les branches des sapins verts.Bérets envolés,dos courbés, têtes en bas,Les rares passants accélèrent le pas.Ils se hâtent de retrouver leurs foyersPour réchauffer leurs corps mouillés.Derrière la fenêtre embuée, je m’ennuie,J’écoute le vent, je regarde tomber la pluie.J’attise les braises chaudes du feu de boisOù mitonne un cassoulet à la graisse d’oie.Encore une triste journée d’hiverA passer à faire de mauvais vers,En attendant le retour du printempsPour courir à travers champs.