Adieu, les odeurs de soupe,Et les bruits de la rue.Adieu, les rires de la troupe ;Tout ça a bien disparu.Nombreuses sont les maisons closes,Et leurs volets sont fermés.Il ne reste plus grand-choseQue jadis j’ai aimée.La porte de l’Eglise est verrouillée ;Elle ne s’ouvre que pour les sépultures.Sitôt ensevelis, nos morts sont oubliés.Le souvenir est rayé de notre culture.Les vieux sont au cimetière,Les jeunes sont partis.Ils ont franchi les frontières,Il n’y a pas d’emplois ici…….