Aller au contenu
❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Tout s’en va !

Adieu, les odeurs de soupe, Et les bruits de la rue. Adieu, les rires de la troupe ; Tout ça a bien disparu. Nombreuses sont les maisons closes, Et leurs volets sont fermés. Il ne reste plus grand-chose Que jadis j’ai aimée. La porte de l’Eglise est verrouillée ; Elle ne s’ouvre que pour les sépultures. Sitôt ensevelis, nos morts sont oubliés. Le souvenir est rayé de notre culture. Les vieux sont au cimetière, Les jeunes sont partis. Ils ont franchi les frontières, Il n’y a pas d’emplois ici…….

— Urbain Philippot