Je t’ai connue, tes cheveux roulés dans le chignon ;Tu arborais un beau sourire avec ton air mignon.Tu excellais dans la couture, et, d’un bout de chiffon,De tes doigts habiles naissait un splendide cotillon.
Tu étais la fée du logis, l’âme de la maison ;L’ordre était ta loi, tout brillait du sol au plafond.Tu maintenais à jour ton cahier de brouillonOù tu avais inscrit la recette du bouillon.
Tu étais instruite et surtout pétrie de dons ;Tu n’avais nul besoin de l’aide du diapasonPour te donner la bonne note de la chansonQue tu fredonnais en donnant le biberon.