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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Rêve d’un matin coquin

J’ai puisé à l’onde fraîche de la fontaine Quand le soleil matinal réveille la plaine Les plus exaltants des mots d’amour Qu’à ton oreille, je veux dire toujours. La nuit blanche n’en finissait pas, J’étais à l’écoute de tes pas. Mon regard scrutait ta venue, Sur la mousse, j’étais étendu. Tu m’es apparue sous le soleil, Si attirante à nulle autre pareille. Sous le paréo, je devinais ton corps ; Alors, un vent de folie a soufflé très fort. Nous avons passé toute la journée A effeuiller la belle marguerite. De ses pétales, elle fut dépouillée, A regrets, Il a fallu que l’on se quitte….

— Urbain Philippot