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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

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Depuis que la mort misérable a frappé, Mon esprit s’est désespérément tourné Vers mon passé riche d’une belle jeunesse, Tandis que mon présent abonde de vieillesse. Je visionne sans cesse le film de notre vie, De cette nostalgie que tous les vieux envient, Quand ils sont à la porte de la sortie, Atteints par l’âge avancé ou la maladie.

Je n’accepte pas ce deuil, je le subis ; Tantôt morose, je pleure, tantôt gai, je ris. L’idée macabre de disparaître maintenant Me plonge dans le pire des tourments. Je donnerai tout pour tout recommencer ; Avec ma chère MIMI, à nouveau l’épouser, Et jouir de tout sans jamais me lasser. Je n’ai pas vu le temps passer !

— Urbain Philippot