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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Octobre automnal, mois de deuil

Autant l’automne dépouille la ramure Qu’il couvre de rouille mon armure. Ma flamme vacille, moins brillante, Mes idées folles sont moins choquantes. S’il abonde en fruits de saison, Il ôte aussi toutes mes illusions.

Au soleil, je passe de longs moments ; Il est, dit-on, le meilleur des médicaments. Et, à l’heure où il se couche, Je rejoins lentement ma couche Pour me lever aux aurores Quand le quartier dort encore.

Demain matin sera un autre jour Pour penser à notre histoire d’amour Que la maladie a mis fin En Octobre un Mardi matin.

— Urbain Philippot