Autant l’automne dépouille la ramureQu’il couvre de rouille mon armure.Ma flamme vacille, moins brillante,Mes idées folles sont moins choquantes.S’il abonde en fruits de saison,Il ôte aussi toutes mes illusions.
Au soleil, je passe de longs moments ;Il est, dit-on, le meilleur des médicaments.Et, à l’heure où il se couche,Je rejoins lentement ma couchePour me lever aux auroresQuand le quartier dort encore.
Demain matin sera un autre jourPour penser à notre histoire d’amourQue la maladie a mis finEn Octobre un Mardi matin.