Ô vieillesse ennemie
A toi, MARIE, que j’ai connue très coquette, Aujourd’hui, recluse en maison de retraite ; A toi, Urbain, hier, plus jeune et fringant, Désormais, fragile, vieux et frissonnant.
Nous avons perdu l’équilibre et la mémoire, Mais, nous pouvons encore manger et boire. A la naissance, nous avons connu la tétine, A présent, nous apprécions la « blédine ».
Rappelons-nous que vieillir est un avantage Que beaucoup n’auront pas connu le bel âge. Vite ! croquons donc la vie à pleines dents, Avec celles qui nous restent évidemment………
— Urbain Philippot