L’Orbiel, son eau de vie et de mort
Né dans le TARN, de l’AUDE, le Département voisin, Le ru, nommé l’ORBIEL, a suivi un tout autre chemin. Des MARTYS jusqu’à TREBES les Capucins, Jadis, ses eaux arrosaient tous les jardins.
L’été, la rivière écoule son maigre débit, L’hiver, elle sort souvent de son lit. De son apport, le fleuve AUDE grossit Avant de se noyer dans la mer aux Cabanes de FLEURY.
L’ORBIEL a connu des inondations dévastatrices Qui ont semé la mort et détruit des édifices. Aujourd’hui, ses eaux sont impropres à la consommation ; De ses usages maraîchers, elle est frappée d’interdiction.
La société la soupçonne d’être à l’origine des intoxications Pour avoir charrié dans son lit des mortels poisons, Après la fermeture des mines exploitées jusqu’alors Pour ses richesses en arsenic et en minerais d’or.
— Urbain Philippot