Déjà la vie incline lentement vers la nuit,Tu sens monter la détresse autant que l’ennui.Ton âme se prépare à quitter ton corps,Noire à l’intérieur, elle est blanche au- dehors.
Combien ont disparu sans avoir vécu ;Morts d’accidents ou de maladie vaincus.Ils n’ont pas bu de nectar ni profité du temps ;Ils étaient des enfants, à peine adolescents.
Alors, regarde devant toi, jouis de ta jeunesse,Tiens-toi toujours droit, oublie ta vieillesse.Chasse ton puits d’inquiétude, sors!L’ombre est mortelle, et le soleil est d’or.