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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

L’ombre et le soleil

Déjà la vie incline lentement vers la nuit, Tu sens monter la détresse autant que l’ennui. Ton âme se prépare à quitter ton corps, Noire à l’intérieur, elle est blanche au- dehors.

Combien ont disparu sans avoir vécu ; Morts d’accidents ou de maladie vaincus. Ils n’ont pas bu de nectar ni profité du temps ; Ils étaient des enfants, à peine adolescents.

Alors, regarde devant toi, jouis de ta jeunesse, Tiens-toi toujours droit, oublie ta vieillesse. Chasse ton puits d’inquiétude, sors! L’ombre est mortelle, et le soleil est d’or.

— Urbain Philippot