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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

L’île enchantée

Je viens à peine de quitter le berceau Que déjà je m’approche du tombeau. Ma vie incline lentement vers le soir, De vivre, je ne perds pas encore l’espoir. Je vais sur le chemin de la vie, A la rencontre de l’infini. Du bateau, je hisse la grande voile, Mes yeux suivent la route des étoiles. Je descendrai à l’escale prochaine Sur les quais de cette île lointaine Où le soleil brillant en toutes saisons Donne aux iliens ses plus belles moissons. Là, sur l’immense plage de sable fin, Je m’allongerai pour trouver enfin Le repos de mon corps soulagé des douleurs Et la paix de mon âme épanouie de bonheur.

— Urbain Philippot