Je viens à peine de quitter le berceauQue déjà je m’approche du tombeau.Ma vie incline lentement vers le soir,De vivre, je ne perds pas encore l’espoir.Je vais sur le chemin de la vie,A la rencontre de l’infini.Du bateau, je hisse la grande voile,Mes yeux suivent la route des étoiles.Je descendrai à l’escale prochaineSur les quais de cette île lointaineOù le soleil brillant en toutes saisonsDonne aux iliens ses plus belles moissons.Là, sur l’immense plage de sable fin,Je m’allongerai pour trouver enfinLe repos de mon corps soulagé des douleursEt la paix de mon âme épanouie de bonheur.