L’été du mois d’août
Le soleil n’est pas levé, la lune n’est pas couchée, La prairie se couvre de perles de rosée. Très tôt, je me suis allongé au bord du ruisseau Pour écouter le chant mélodieux des oiseaux.
La nuit s’efface peu à peu, la nature s’éveille ; Elle s’était endormie paisiblement la veille. Sur le sentier pentu, les bêtes vont au champ, Les chiens fous gambadent loin devant.
C’est midi, les bœufs fatigués rentrent à l’étable ; Le laboureur et ses enfants se mettent à table. Au zénith, le soleil décoche ses flèches d’or, L’air est devenu irrespirable pour rester dehors.
C’est le soir, la lune veille sur la nuit ; Le ciel noir se couvre de milliers d’étoiles. Des éclairs de chaleur zèbrent la nuit estivale ; Le sol assoiffé attendra encore son seau de pluie…….
— Urbain Philippot