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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

L’espoir, source de vie

Alors quoi !de vivre, je dois cesser ! A mon âge, je ne dois plus rien espérer ! Quoi !d’être privé des beaux printemps En arrêtant la pendule du temps ! Nenni ! Si mon physique a souffert, Mon esprit est toujours aussi vert. Alors, je refais ma vie à l’envers, Et, dans ma jeunesse, je me perds. L’espoir de vivre guide mes pas, Faisant reculer le jour du trépas. Conscient, je n’ignore pas que la vieillesse M’éloigne tous les jours de ma jeunesse. Plus je reporte l’heure de l’échéance, Plus grande encore est ma chance D’avoir connu sur terre l’entame de l’éternité Auprès de ma grande famille que j’ai tant aimée.

— Urbain Philippot