Peu à peu, les maisons se vident de leurs occupants ;Un à un, disparaissent, à jamais, les primo-accédants.Le quartier, si grouillant à l’époque plein de vie,S’éteint, aujourd’hui, comme une bougie.Désormais, un silence profond envahit le quartier ;On n’entend plus, dans la rue, les enfants crier.Au fond de leurs cuisines, vivent de vieux retraitésQui attendent pour sortir les beaux jours de l’été.Ils tout seuls, mais ne sont pas pour autant oubliés ;Ils ont la compagnie de leur jeunesse passée.Reviens jeunesse, fais du bruit, le silence m’ennuie,Il est encore plus triste qu’un jour de pluie.