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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Le froid hivernal

L’hiver est bien le contraire de l’été à la plage ; Son manteau de neige refroidit le rivage. La bise gèle la nature que la mer a iodée De ses embruns aux aromes parfumés. L’hiver étouffe les bruits, se remplit de silence Qui, de la solitude, devient le complice A l’instant où le vieux locataire de l’Hospice Remet son âme à Dieu, sans assistance. La pluie froide couvre de son givre épais Les branches sèches de feuilles dépouillées. L’hiver vêt de son costume tout blanc Le paysage de froid tremblant. L’hiver ouvre la période des journées sans soleil, Des nuits blanches à chercher le sommeil. Dans les chambres, il fait un froid de glacière ; Le feu de bois ne remplace pas la chaudière ! Ce soir, « le moine » réchauffera les draps De l’enfant qui enfilera son pyjama Devant le feu crépitant dans la cheminée Qui, durant la nuit, assure la veillée.

— Urbain Philippot