Certains jours, je me prends à rêverQu’à côté de moi, tu es allongéeSur le tapis souple et vert du préA l’ombre fraîche du châtaignier.
Je croise ton regard, les mots sont futiles,La parole se tait, elle se sait inutile.Seul, le profond silence prend un sensPour exprimer tout ce que je ressens.
Les yeux fermés, je refais le chemin parcouruDepuis que nous nous sommes connus.Et, mon esprit suit, pas à pas, le filQui me relie désormais à ton exil.