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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Le chemin de l’exil

Certains jours, je me prends à rêver Qu’à côté de moi, tu es allongée Sur le tapis souple et vert du pré A l’ombre fraîche du châtaignier.

Je croise ton regard, les mots sont futiles, La parole se tait, elle se sait inutile. Seul, le profond silence prend un sens Pour exprimer tout ce que je ressens.

Les yeux fermés, je refais le chemin parcouru Depuis que nous nous sommes connus. Et, mon esprit suit, pas à pas, le fil Qui me relie désormais à ton exil.

— Urbain Philippot