La ville s’éveille
Le soleil s’est levé tôt, ce matin, Chassant la nuit et le malin. Ses rayons sèchent les perles de rosée, L’air se charge d’un parfum anisé. La voute du ciel a fait le ménage, Le vent, complice, a balayé les nuages. C’est l’heure matinale du réveil, Le quartier sort de son profond sommeil.
Les bruits des klaxons déchirent le silence, La ville grouille de monde en effervescence. Les uns vont, à pied, à l’usine, au bureau, Les autres, en retard, démarrent leurs autos. De la rue monte un nuage de poussière ; Les chalands se ruent chez les boutiquiers : Les sirènes appellent les ouvriers aux ateliers ; La journée s’annonce déjà belle et printanière.
— Urbain Philippot