Ne touchez pas à ma fontaine ;Là où j’allais prendre de l’eau,Afin de rencontrer Marie-HélènePortant des bas et des souliers hauts.Ne touchez pas à ma belle fontaineQui alimentait un grand lavoirOù les lavandières avec leur battoirFrappaient les draps et les linges de laine.
Ne fermez pas la source du ThéronQui fournit sans verser un rondAux nostalgiques de pleins seauxD’une eau fraîche pour les apéros.Gardez ces lieux de rendez-vous,Rempli d’agréables souvenirs,Encore chauds dans mon cœur jalouxDe ne plus pouvoir y revenir.Le Théron était ma place publique,A l’abri des regards obliquesDerrière le grand pilier,De ma promise, je volais, un baiser.