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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

La forêt

Je ne me lasse pas d’entendre Les bruits profonds et tendres De la chasse à courre dans les bois Quand les chiens sur la piste aboient.

Dans la forêt, j’erre tous les dimanches Quand l’automne secoue les branches Pour faire tomber les feuilles mortes Qu’au loin le vent frileux emporte.

Pour les animaux, elle est un abri naturel, Pour l’Humanité, un poumon éternel. Mais, fragile, elle a deux pires ennemis : La sottise des Hommes et les incendies !

— Urbain Philippot