Mon bateau, ivre, sans gouvernail, sans mât,Balloté par la tempête, le gîte bien basVa sombrer dans les abysses de la merDont les eaux salées rongeront ses fers.
Tel un très vieux et rouillé rafiotGrinçant de la soute au pont,Je traîne mon mal de dosAppuyé sur mon bâton.
Les ans en sont l’unique cause,Pourtant, contre eux, je n’oseMe révolter, intenter un procès,En peine perdue ; je le sais !