A l’heure où sonne ma vieillesse,En mémoire, me revient ma jeunesse.Aux journées de grand soleil,Suivaient des nuits sans sommeil.Les études étaient bien secondaires,Je ne pensais toujours qu’à lui plaireEn plongeant mon regard sur son juponQui me donnait tant de frissons.Tous les dimanches au bal du bistrot,Avec ma partenaire, je dansais le tango.Un moment privilégié pour mes mainsDe les glisser au bas de ses reins.Elle était ma promise, moi, son amant,J’étais trop jeune, à peine adolescent.L’usure a fini par lasser nos liaisons ;Mais la bohème fut ma plus belle saison.