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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

La bergère des causses du Larzac

Au coin du feu, la bergère est accroupie ; Toute la journée, elle a gardé ses brebis. Son chien est allongé auprès d’elle, Il est le gardien des agnelles. Malgré le vent glacial de la saison, Elle sortira encore ses blancs moutons, Vêtue de sa houppelande, coiffée de son capuchon, Jusqu’au soir, quand le soleil franchit l’horizon. La pastourelle vit seule, sans mari ; L’union est bien le cadet de ses soucis. Elle a son chien fidèle pour ami ; La complicité de l’animal lui suffit. Aux appels des prétendants, elle cédera un jour Quand elle sera sûre de son amour. Alors, elle vendra son troupeau de moutons, Mais, elle gardera son cher vieux compagnon……….

— Urbain Philippot