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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

La baigneuse

En allant près de la rivière me promener, J’ai fait la rencontre d’une belle sirène Qui, dans l’eau claire de la fontaine, Avait osé, toute nue, se baigner. Taquin, j’ai déplacé avec malice Ses vêtements, ses dessous. En sortant, elle s’écria : Ô Quel supplice ! Je vais montrer mes deux genoux. La belle n’était pas une ingénue, Elle s’était souvent montrée nue Devant des garçons épatés De voir ses seins en liberté. Elle me pria de lui remettre son dû En échange d’un petit baiser rendu. Son corps était si soyeux et brûlant Que je l’ai retenue jusqu’au soleil couchant. MORALITE : La suite n’est pas dite, la décence me l’a interdite.

— Urbain Philippot