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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

En deuil de toi

Même les oiseaux se sont tus Depuis que tu as disparu. Ils souffrent de ton absence Et observent en silence.

Ils se sont posés sur l’autre branche Et n’en bougent plus depuis dimanche. La nature s’est drapée du linceul A l’annonce du douloureux deuil.

Le ciel, si bleu jusqu’ici, s’est couvert de gris, Et les nuages ont versé leurs seaux de pluie. Les rivières ont quitté leurs lits, D’embâcles, le paysage est envahi.

— Urbain Philippot