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❦ Deux plumes, une lignée

Urbain Philippot

Confidences

Je n’ai rien inventé, je n’ai rien crée qui n’existait déjà ; je dois tout aux autres. Aux instituteurs du primaire qui m’ont appris à lire, à compter et à chanter. Ils m’ont donné le goût de l’écriture, de la syntaxe, de la copie appliquée et correctement orthographiée. Je salue tout le corps enseignant du secondaire qui m’a instruit de l’Histoire, de la Géographie, de bien d’autres disciplines et notamment des langues étrangères telles que l’Anglais et l’Espagnol que je ne maîtrise pas malgré mes prix d’excellence. Je n’oublie pas ceux que j’ai rencontrés au cours de ma vie professionnelle; à leur contact, j’ai gravi les marches de l’ascenseur social en m’enrichissant de leurs richesses, à l’instar des éponges. Et je serai qualifié d’amnésique si je taisais ma vie rurale au sein d’une famille de commerçants qui a façonné mon tempérament comparable aux multiples facettes du kaléidoscope. En fait, je suis un produit occitan, à l’accent rocailleux, né de la rencontre de deux civilisations latines, peu pratiquant, mais craignant DIEU, viscéralement attaché à la terre de mes ancêtres balayée par les vents et amoureux du soleil brillant dans un ciel bleu azur qui se confond avec la mer aux reflets d’argent……… Je suis un grand enfant de la plume, Auteur médiocre de plusieurs volumes. Je les ai écrits sans arrières pensées, Sans trier le bon grain de l’ivraie. En révélant des confidences sincères, Je n’ai pas cherché à vous plaire. Loin de moi l’idée d’obtenir un prix, Sauf, pour le plaisir de mon esprit Que la solitude a, pour toujours, plongé Dans la réflexion de l’être et de l’avoir été !………

Ces confidences prennent des allures de confessions Qui ne recherchent nullement à obtenir l’absolution !

— Urbain Philippot