A l’ombre fraîche du gigantesque ormeau,Assis sur l’herbe verte au bord du ruisseau,J’écoute le reposant cliquetis de l’eauQui accompagne le chant mélodieux des oiseaux.
Mon regard scrute le lointain horizon,Bien au-delà des toits des vieilles maisonsQui rejettent des blanchâtres fuméesAux odeurs alléchantes de viandes grillées.
Là, je pense à mon passé lointainDont les images se déroulent sans fin.Elles mesurent le long chemin parcouru,Les heures denses d’un bonheur, à jamais perdu.
Alors, je vide d’un trait, jusqu’à la lie,Le calice vinaigré de la vieillesseEn payant cash au soir de ma vieLes erreurs de mon insouciante jeunesse.