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❦ Deux plumes, une lignée

René Pesenti

Sobriquets

Que n’inventions nous pas pour nous rendre Bénets Plus que quiconque, j’en étais affublé Il fallait bien s’en accommoder

Crinque, était un pêcheur à la ligne forcené. (Chasseur à la fronde aussi) Sa ligne dans les arbres souvent s’accroché Pressé qu’il était de ferrer truites et barbeaux. Il n’avait plus de crin dans son rouleau J’ai « encrinqué « disait-il aux « drôles » (Enfants en Poitou-Charentes non péjoratif) Ainsi pêchait Jacques Sablairoles

Fernand Armengaud suivait la ronde Des coureurs du tour de France Ferdinand Kubler devint son parrain Le diminutif de Kube il porta sans entrain

Son père garda le surnom de Caporal (O se prononce ou en Occitanie) Caput n’était pas comme on pouvait le croire Un dérivé de ce titre de gloire Non, Il n’en hérita pas ! Le tour de France joua le Saint jean Baptiste Louis Mahoux devint Caput le cycliste

Si Blanche avait été son prénom Edmond aurait été une fille. Gatimel était bien son nom De sa pâleur est venue la dérive

Son cousin Guy avait une grosse tête En regard de son petit Cul (Grosse tête et petit cul quand tu pètes on te vois plus) Certain l’ont jugé peu « fut fut » Et l’ont surnommé naturellement l‘imbé Surnom immérité et si lourd à porter Que Lucien son frère en fut dispensé

Jeannot Pelliginelli Pourquoi Bimbe, Je ne saurai le dire Bernard son frère a du lui aussi être rebaptisé Comment ? Je serais la aussi muet.

Lucien était un petit ouistiti Ses parents s’appelaient Oustric Pour devenir banquier Des sous, amasser, il fallait Cinq balles toujours il réclamait Avec ce sobriquet il fut payé.

Il n’appartenait pas à la maréchaussée Pourtant d’un différent qu’il dût arbitrer (sans garantie de l’auteur) Sans doute pour son sens de l’intégralité Du nom de Flicard il fut affublé. Ces initiales furent une aubaine Philipot Urbain ou Police Urbaine.

Emile Morel, des chèvres à Arsenia ne fit qu’un pas De son surnom je ne me rappelle pas. Milou ne suffit pas ! A la guerre, son frère Jacques, une jambe il laissa Jambe de bois, sans respect on le surnomma.

Léon Lagoute avoisinait les « Broutieres » Les chèvres en étaient les Rosières Comme le Bouc, Léon les reluquait. Le nom de ce cervidé il a gardait. Reste à demander à Thérèse, Si sur l’oreiller Comme ce mammifère il à su se comporter

Il était bien plus vieux, et célibataire ; Si au mariage il était réfractaire Pour les bêtises il était notre poumon Ignace valait bien un surnom !

Sitôt né, René PESENTI devint Pisse au lit Très commun pour un bébé bien joli. Pisse au lit arrosa les Pissenlit en fleur Avec cette plante il vaut mieux être l’arroseur Un jour hélas nous en sucerons les racines. Alors nous n’aurons plus notre bonne mine.

Bref, trop long à épeler Pésenti fut raccourci Et on le déclina, Pesti Pestant. Peste C’était à la fois inique et déshonorant Incompatible avec son caractère charmant

Il se consolait en pensant qu’en sobriquets Le monde lui avait beaucoup donné Et s’il est vrai que l’on ne prête qu’aux riches Alors son avenir ne resterait pas en friche.

Un jour, alors que Dalida grattait « son mandoline» Il apprit que les demoiselles des villes voisines Qui ne connaissait pas son nom, l’appelait Bambino Il n’avait plus rien à craindre pour sa libido !

JoJo Mas n’était ni menteur ni chicaneur Cependant il voyait midi à quatorze heures Sans la coquetterie, qu’il avait dans l’œil Il aurait porté son nom avec Orgueil

Attaché à son nom comme à son village Jamais il ne le quitta. Il y atteindra un bel age Son surnom le protége du mauvais sort Il a le surnom de Trompe la mort.

Pierre ‘origine polonaise à un nom tout en ka Il faisait du vélo, en se dopant à la bière Ils aimaient bien la bibine les polaks. KUKU en course avait une allure fière. René Pesenti janvier 2004

— René Pesenti