Premiers Émois
Quand par nostalgie on évoque le passé On revit des souvenirs que l’on croyait oubliés Des faits marquants, des enfantillages Que l’on a pu vivre dans le village.
Une petite histoire me revient en mémoire Il est grand temps que je la fixe sur mon écritoire
Enfant de chœur .pendant le prêche je regardais toujours Les jolis petits minois des fillettes assises devant nous. Quand les regards se croisaient. On échangeait des sourires sournois Mais un seul de ces visages mettait mon cœur en émoi.
Alors j’étais pris de tressaillements, et de palpitations De picotements, stoppés par mon ceinturon ! J’avais dix ou onze ans. A cet âge supposé Je n’avais pas encore atteint la puberté.
J’ignorais que je devais ces manifestations A la malicieuse intervention de cupidon Personne et encore moins la blondinette N’a eu connaissance de ce début d’amourette.
Petit garçon je gardais avec pudeur Les doux secrets de cette langueur. Qui ne pouvait être que sortilège En ce lieu sacré ! .Quel sacrilège. !!
Plus tard d’autres gamines surent m’émouvoir Plus puissant devait être leur pouvoir Car en tout lieux, il forçait la ceinture abdominale Pour irradier plus bas des démangeaisons peu banales
Les garçons ont les poches trouées. Ils ont discrètement accès à leur caleçon Ce qui leur permet de gratter leur toison Et d’éveiller une naissante virilité.
Les Loges 31 janvier 2013-02-01 René PESENTI
— René Pesenti