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❦ Deux plumes, une lignée

René Pesenti

Préface, Une histoire de famille

Je suis né le 24 juillet 1941 à Vielle Aure Hautes Pyrénées Quatrième enfant d’une Languedocienne et d’un Italien émigré Papa sortait de Brembilla .Dans les années trente il a fuit l’Italie. A Lagrasse dans les Corbières il fit la connaissance q’Augustine Blazy

Ils étaient jeunes et beaux, mon frère aîné s’appela Jeannot Tout les trois vinrent à Vielle Aure, il y avait des travaux. En arrivant ils habitèrent la maison Gouaux, ou Rosette est née Cette maison devint trop petite, la maison Ducung leur fut allouée.

Et de trois , Yolande est Née .Deux ans après ce fut mon tour, En 43 un petit Roger est né, Il ne vécut que deux jours Les restrictions de la Guerre avaient altéré sa santé J’ai hérité des quelques gouttes de lait qui lui était destiné.

Un jour il fallu quitter Vielle Aure (vieux or) Ce départ mit fin à l’aventure Auroise Se poursuivant ailleurs elle devint Audoise Toujours en montagne prés du pic de Nore

C’est au Mas-Cabardés baigné par l’orbiel (Vieil or) Ou j’ai passé mon adolescence Mes deux villages sont imprégnés du métal jaune Mais jamais la moindre pépite ne s’est accrochée à mes basques

De cette époque j’ai gardé quelques souvenirs Des flashs, des instants, peut être des délires Avant que Parkinson et Elsheimer ne se manifeste Pour mes petits enfants, je veux écrire un manifeste

Caroline, Florian, Camille et ceux à venir…… Seront heureux plus tard de trouver des souvenirs A la recherche de leurs racines, et de la vie d’antan Ils redécouvriront leurs grands parents.

Pourquoi écrire en rime plutôt qu’en prose ? Les phrases que les rimes proposent Sont succinctes, mais leur brièveté en dit long C’est plus facile et drôle d’écrire de cette façon

La rime est à la poésie ce que la musique est à la chanson Chanter sans musique c’est parler avec le bourdon

Réflexion Citations La rime est à la poésie ce que la musique est a la chanson A vaincre sans baril on triomphe sans boire. Cachez ce sein que je ne saurai boire. Comme on connaît les seins on les tripote

janvier 2001

— René Pesenti