Origine de la République
Vélo, bécane ou bien petite Reine Cette machine, de noms, n’est pas en peine Son attrait est grand. Redoutable est son pouvoir….. Jusqu’à changer le cours de l’Histoire !
Dés l’apparition de la petite Reine Tout le monde la monta sans peine Impudique elle s’est offerte aux prolétaires. Falots, les sangs bleus ne purent rien y faire. En opposant bleus et blancs aux rouges prolétaires La bicyclette institua nos trois couleurs protocolaires.
La Reine fut dans la rue, une fille publique Les censeurs supportèrent mal cette anarchie Pour l’honneur ils créèrent la République. La Bécane supprima la Monarchie.
Le pouvoir de la bécane ne s’arrêta pas là. Dans les affaires de la République, elle s’ingéra. Elle obligea les gouvernements à pédaler De gauche à droite, alternativement, pour avancer.
Le vélo créa ainsi les deux partis fondamentaux Il déposa Droite et Gauche sur les fonds baptismaux Il n’a pas distingué le « bon » du « mauvais » Mais c’est tout comme, car en bon français On sait qu’il vaut mieux être adroite que gauche Et qu’Il faut se tenir droit pour ne pas être moche.
Neutre, l’Armée,qui n’est pas toujours Muette, Marche à droite et à gauche en le criant à tue tête De ce comportement, elle n’est pas en reste, Elle va de l’avant sans avoir à retourner sa veste !
Ce récit n’est pas dans le manuel d’histoire, Mais il est véridique, il faut le croire. Par contre : liberté, fraternité égalité Est bien écrit, mais pas suivie d’effet
René Pesenti février 2004
tt.
février 2004
— René Pesenti