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❦ Deux plumes, une lignée

René Pesenti

Lettre à Urbain sur « Au fond de la malle »

24 janvier 2013.

Cher Urbain Aujourd’hui tu m’as fait un merveilleux cadeau. : Ton troisième tome intitulé Au fond de la Malle Comment t’en remercier ? Tu me fais l’honneur, moi un petit cousin de me laisser entrer dans L’univers restreint et confidentiel de ta lignée .Et bien sur tu attends mes réactions. Elles ne peuvent être que multiples aussi vais-je devoir les cloisonner peut-être dans le désordre, en m’amusant en taquinant la muse, hélas moins bien que tu ne le fais toi-même Une fois de plus il apparaît à ton corps défendant que tu sois béni des dieux qui t’ont donné entre autre, le don de la peinture et de l’écriture. La lecture de ce tome (The last but not the least) me rempli de joie. Tu dis à juste titre que c’est le devoir de l’ancien de faire connaître aux générations suivantes ce que fut la vie de leurs aïeux. La nous sommes d’accord. Mais quand tu affirmes que c’est à la portée de tous Qu’il suffit de prendre la plume ou le pinceau, pour l’exprimer, là, nous ne sommes plus d’accord .C’est sans doute le désir de tout un chacun mais tous n’en n’ont pas le talent pour le faire. Ta description du regard des jeunes sur les vieux, est d’une justesse absolue hélas ils devront attendre quelques décennies pour la comprendre. Tu demandes à tes lecteurs choisis, que ton mémoire, tes récits ne soient pas rendus publics. Tu as raisons pour ce qui touche de l’intime familial. Je ne comprends pas bien les gens qui aujourd’hui dévoilent tout de leur quotidien sur un blog . Par contre je regrette beaucoup que tes œuvres (peintures, poèmes etc. etc.) qui relève de l’art et non de l’intime doivent rester dans l’anonymat. Mais ton choix sera respecté..

L’art est universel il appartient à l’humanité ! L’artiste qui en a reçu le Don Doit en faire profiter la société Dusse t’il pour cela en souffrir le renom

Pas de modestie, pas de frime Il n’y a pas d’artiste du dimanche Du pinceau, l’art guide le manche Avec les mots le poète couche la rime L’art est un don, un héritage ! Quand on déguste un bon vin, Peu importe qui en est le magicien. Sans talent, il ne reste que gribouillage.

Quant on admire une peinture Qui fixe pour l’éternité une nature, Lorsque on lit un poème épique. En écoutant une divine musique, On apprécie l’œuvre sans en connaître le créateur Ce n’est qu’après, que l’on cherche à en connaître l’auteur.

Si notre admiration l’encourage à continuer D’autres trésors, il continuera à créer. Pour le plaisir de nos yeux et oreilles Qui ne se lassent pas de ses merveilles.

2/2

J’ai deux tableaux signés Urbain Philipot Pas besoin pour ces deux clochers d’effets de manche Car Ils ont pour moi plus de valeur qu’un Picasso Il n’y a pas de peintre du Dimanche. !!!

Tu as ouvert la malle il en est sorti un recueil Garde toi bien de la refermer comme un cercueil Dans les recoins en cherchant bien Tu trouveras d’autres sujets d’historien.

La mise à jour du passé n’est pas que nostalgie Quand elle m’est en scène un commun aïeul Elle devient alors un début de généalogie. Dédions aux ancêtres un bouquet de glaïeul

Tu n’as pas le choix Urbain Philipot Retourne à ta palette, à ton écritoire D’autres tableaux, d’autres histoires Pour notre plaisir, sont attendus au plutôt.

Voila Urbain ce que ce troisième tome me fait écrire .Excuse mon gribouillage Tu en connaît maintenant la raison Ces écrits sans talent t’aurons j’espère fait sourire La genèse fait que nos coeurs battent toujours à l’unisson.

Affectueusement René

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— René Pesenti