Les deux cousins
Ces deux enfants s’aimaient bien , ils étaient cousins. Enfants, Jamais brouillés, ils partageaient les jeux Ado, derrière les filles, ils couraient sans fin Mais hélas ça n’allait jamais selon leurs Vœux.
A peine émergés de l’adolescence, Ils durent ailleurs rechercher leur pitance Jeunes hommes efflanqués ils se sont quittés Grand-père replets, ils se sont retrouvés.
Malgré l’éloignement, l’accent ils ont gardé Le même langage ils ont toujours parlé Ca leur fut facile bien des années après De se rencontrer pour revivre le passé.
Nobles sans particules Chevaliers sans monture Jamais adoubés ils ne furent Les Sages, n’ont pas besoin d’armures. !
Ils ont un temps, vécu à l‘ombre des tours Du Mas, de Carcassonne ou de Lastours De là, leur vient sans doute, sans aucun détour Le besoin d’écrire comme les troubadours.
Ne voyez la ni orgueil ni imposture Il faut bien que les pépés aussi s’amusent. En ménageant cœur et mémoire, sans effort, Taquiner la muse devient un réconfort !
René Pesenti janvier 2004
janvier 2004
— René Pesenti