L’école primaire à Vielle- Aure
A cinq ans comme tous les petits amis de mon age J’ai intégré le cours préparatoire de madame Paucis Nous n’étions que trois filles et trois garçons très sages Au sorti de la guerre, c’était en mille neuf cent quarante six.
Avec Simone, Marie- Sol, Guy, Pierre et Louise Nous avons reçu les bases de l’instruction. A l’aide de bûchettes et grâce à la méthode B A BA Dans l’éducation nous fîmes nos premier pas Plus de secret pour la lecture, Additions, et soustractions Notre Institutrice était d’une grande maîtrise.
Je ne me souviens pas l’avoir entendu me gronder Et elle ne se servait pas de punition pour être écoutée Patiente, douce, gentille, généreuse pleine de qualité Avec amour elle nous éduquait. Comment ne pas l’aimer ?
L’école de vielle Aure était divisée en deux classes mixtes Madame Paucis était chargée des cours du préparatoire au cours moyen Monsieur Arguinard préparait les grands pour le certificat. Ecole rurale de montagne Il n’y avait pas plus que trente élèves au total.
Dans la cour à la recrée les petits n’étaient pas perdus Ils retrouvaient Un grand frère ou une grande sœur D’une fratrie de quatre J’étais privilégié .et bien défendu Par Jeannot, Rosette et Yolande d’éventuels agresseurs.
Dans un angle de la cour il y avait les latrines Par un trou dans une planche qui servait de siège On devait déposer besoin oblige La grosse commission, comme dans une vitrine.
L’école était chauffée avec un poêle à bois. Ce combustible était livré en bûches de un mètre Dans la cour elles étaient tronçonnées à vingt centimètre Ensuite dans le grenier les écoliers stockaient le bois.
Je me souviens de m’etre bien amusé avec ses buches
— René Pesenti