La Montagne
La Montagne serait elle une femme ? Se demande le montagnard avec flegme. Ardue, son escalade nous laisse pantois Elle est inaccessible, la première fois !
Elle ne se livre qu’à celui qui l’aime. A celui qui ne ménage pas sa peine Pour la conquérir, elle sait s’offrir !. Mais gare ! Elle peut aussi faire souffrir.
Elle se maquille pour se faire belle. A l’aurore elle se pare de perles, Alors elle brille, scintille au soleil Le soir elle adopte des tons vermeils
La lune la transforme en, magicienne C’est Dame nature son esthéticienne ! A chaque saison elle change d’atours Coquette elle provoque désir, amour
Au printemps elle se coiffe de chapeaux de fleurs En été, nue, elle se gorge de chaleur. En automne elle revêt une toison d’or, L’hiver toute blanc vêtu c’est Belphégor
La vahiné se pare de la fleur de tiaré Qui informe de sa disponibilité. La montagne aussi à sa fleur fétiche L’ Edelweiss sur ses pentes nous aguiche.
A l’outrage des ans elle est sensible Routes et sentiers lui ont creusé des rides Elle se fait des jolis masques de beauté. Le lifting ala neige elle a inventé.
Lorsque de son sein, sur son flanc on glisse Elle captive nos sens, on est sous son emprise Le Montagnard n’a que deux sublimes amours Des deux, Il n’en fini pas de faire le tour.
Quand elle est séduite et remplie d’amour La montagne vibre, éclate, s’entrouvre. De son flanc, lascive, la lave débouche, La montagne généreuse est en couche. !
Autour d’elle, monts, vallées, coteaux et pitons S étalent….Se sont ses enfants ! .En bons garçons, Ils montent la garde. Ils filtrent l’étranger. D’indélicats, ils veulent leur mère protéger.
.Comme une Femme, la Montagne est Belle Comme une Femme, la Montagne se respecte. ! René Pesenti janvier 2004
janvier 2004
— René Pesenti