La Maison Natale
Chers amis qui passez par ici, Suivez moi ! Vous verrez un trésor que personne ne voit Près de l’église ; au pied de la montagne. Des promoteurs, il a esquivé la hargne
Depuis des siècles il n’a pas du tout bougé Ce trésor là c’est « la ferme » ou je suis né Etable ou foyer, on a avec sa maison natale Une étrange attirance fœtale.
La cuisine ‘étaient à coté de l’étable La chaleur bienveillante rendait l’odeur, supportable Dans les fermes, les femmes n’avaient pas le choix Avec les bêtes, elles accouchaient sous le même toit.
La voisine se transformait en sage femme Le médecin arrivait pour constater la naissance. Donner la vie ainsi ’était difficile L’accès à la maternité n’était pas facile.
Il naissait malgré cela beaucoup plus d’enfants Quatre enfants par famille, c’était courant Aujourd’hui c’est plus facile, mais on naît moins Le progrès serait-il anti-prolétarien ?
.Le progrès est sans doute une bonne chose Il y a pourtant quelque chose qui cloche. On veut toujours plus .Que ceux qui se plaignent Se retournent un peu pour voir d’ou ils viennent
Yolande et moi sommes nés dans cette maison Jeannot et Rosette venaient d’un autre horizon Tout les quatre, avons vécu là, très heureux Malgré la guerre, qui nous rendait soucieux.
Maman était une chanteuse invétérée Pour conjurer le sort, toujours elle chantait Assise à sa singer, elle faisait son labeur Nous n’avions plus peur dans la maison du bonheur.
Avec les voisins, agriculteurs rudes au labeur L’estime emmenait le langage du cœur Le troc et les dons en ces temps de pénurie Mirent plus d’un, de la famine, à l’abri
Chaque fois que je reviens à Vielle Aure Toute mon enfance, je me remémore ; Trop de voisins, et beaucoup d’amis sont partis Au cimetière je fais mes visites de courtoisie.
Alors c’est magique, à la lecture des noms Les villageois de mon enfance se mettent à sourire Ils reviennent, Je les vois tourner en rond Depuis une tombe on peut revivre ! René PESENTI, Février 2004
— René Pesenti