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❦ Deux plumes, une lignée

René Pesenti

Hymne

A vingt ans, ne prend t’on pas désir et passion pour de l’amour ? On est jeune et beau, ardent. On est facilement attirés Mais si a soixante dix ans on éprouve toujours la même affinité Alors que chauve, bedonnant, il « gagate » un peu, et perd la vue Et qu’elle, devenue acariâtre, a la lippe flétrie un peu poilue Alors on peu être sur que cette union est cimenté par l’Amour

Car au fil des ans, par les échanges répétés Les deux corps en symbiose sont rentrés Pour ne former plus qu’un corps bicéphale Le plaisir de l’un passant par le plaisir de l’autre

Et lorsque l’un deux s’en ira dans l’au-delà Il vivra toujours par l’autre jusqu'à son trépas Ensuite ils vivront à travers leurs descendants Papi Mamie ont toujours fait qu’un pour les enfants.

Il se peut, qu’il y ait eu des tensions La terre et le sol entrent aussi en collision ! Amour, et tendresse, c’est l’enfer évité L’amour est un sauf conduit de félicité René PESENTI, Février 2004

— René Pesenti