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❦ Deux plumes, une lignée

René Pesenti

Elle, Lui, ou Les 4 saisons de Viv’lavie

Un beau jour Ils se rencontrent, C’est la fête. Il lui fait la cour, Il a vingt ans. Elle ne dit pas non, c’est le printemps. Somme toute leur aspiration est honnête.

Désir ? Passion ? Instinct de procréation ? Mystère !, et c’est bien là toute la question. Peu importe, Ils atteignent la pâmoison, Et dame nature envoie les nourrissons.

C’est l’été, Elle, a atteint sa plénitude Grâce à elle il est devenu plus mature Les étreintes torrides ne sont pas turpitudes Ils planent en altitude. Ah la belle mâture !

Au fil des ans, par les échanges répétés Les corps en symbiose sont entrés Pour ne former plus qu’un corps bicéphale Le plaisir de l’un passant par le plaisir de l’autre

Plus tard s’ils éprouvent toujours la même affinité, Alors que chauve, bedonnant, il frôle la sénilité Et qu’elle, acariâtre, a la lippe flétrie. C’est que cette union, avec amour aura été pétrie

Avec l’automne les cadences faiblissent Mais paradoxe, les Amours s’affermissent Haut les cœurs, ils battent toujours à l’unisson Amour et Tendresse procurent le grand frisson.

.Quand viendra l’hiver, à l’apogée de leur Amour. Ils auront triomphé des tentations pour toujours. Lors, d’un dernier envol, leurs cœurs resteront enlacés. L’amour sert de viatique pour l’éternité ! René PESENTI, février 2005

février 2005

— René Pesenti