Au hasard du prénom
Dans la vie on nous laisse souvent le choix De décider de ce qui est bon pour soi Mais pour nos prénoms c’est l’exception D’autres, pour nous en font l’option.
Le choix n’est pas toujours heureux ! Qui rêve de se prénommer Cunégonde ? A force de le côtoyer, on arrive à ressembler, Au Saint Patron du prénom qu’on nous donne.
Pour nous faire hériter de leurs qualités, Nos parrains Choisissent pour nous les Saints. Sans se soucier des dégâts qu’ils peuvent générer : Jeux de mots et dissonances malsaines.
Il y a aussi, de très expressifs prénoms Marie, très joli, est aussi d’un grand renom Avec Blanche, ils sont synonymes de pureté Réunis ils peuvent être lourds à assumer.
Un jour de pieux parents eurent une enfant, Un très beau bébé, Elle était très fine Dans son regard perçait une grâce divine Marie-Blanche fut baptisée à la Saint Jean.
Jamais prénom ne fut aussi bien porté Il lui seyait à merveille, par ses qualités. Des Vertus et Grâce de ses protectrices Elle était bien « représentative ».
De cette Aura, Marie-Blanche veut s’enfuir Elle comprend que Blanche collé à Marie Serait un pléonasme trop lourd à porter Comme Marie elle veut bien être Mère.
Mais le père ne sera pas le saint esprit, Conséquence elle ne peut rester Blanche. ! Ce prénom ne convient pas, elle le lâche. L’histoire plus tard dira que bien lui en a pris.
Les petites filles ont la pré -sciences de leur avenir Elle devint Mimi, au couvent, elle ne voulait pas finir !
Un jour un fier cavalier croisa son chemin Il était beau, rieur comme un chérubin (cher urbain) Les flèches d’Eros transpercèrent leurs cœurs A vie, ils furent unis pour leur bonheur.
Urbain aussi était pieux, il adorait les « seins». De Sa femme, avec amour il combla les desseins. Mimi a eu raison de changer de prénom Le ciel lui donna une fille et trois garçons !
Laurence et Jacques, Jean-Louis et Christophe. Pas rancunières, les Saintes sont généreuses, Elles admettent, qu’a l’amour, femme s’offre. Toutes ne peuvent devenir « Bienheureuse » René PESENTI, Février 2004
— René Pesenti